2013

bois, mousse, tissus, papier, feutres, verres, métal

Diplôme de DSAA

Un jeu d’enfant est un projet qui vise à cultiver la dimension désinhibée de l’enfance. Il m’a semblé nécessaire de questionner le corps en tant qu’acteur principal de notre rapport au monde sensible. L’apprentissage et la découverte de son propre corps sont déterminants dans la bonne prise en charge des données futures qu’emmagasinera et retranscrira une personne par la suite. Le sujet de ce projet est donc ce corps en plein éveil, ce corps novice et avide de découvertes. Ici je perçois le design comme une aide au corps dans l’apprentissage de soi et d’autrui à l’école maternelle. A son arrivée en classe de maternelle à 3 ans, l’enfant doit faire face à de nouveaux espaces, de nouvelles personnes, il a besoin de se faire de nouveaux repères sensoriels, émotionnels, d’autorités, de plages horaires. Il quitte le cocoon familial pour entrer dans une nouvel espace-temps. En se penchant sur des textes de l’éducation nationale, il est possible de lire que l’école maternelle prépare l’enfant à devenir autonome et à s’approprier des connaissances et des compétences. Cependant, il y a de nouvelles demandes faite aux enseignants dans l’éducation qui posent problème. Elles sont prises en compte plus difficilement car plus abstraites et complexes à mettre en application pour des enseignants qui ont besoin d’un protocole déjà écrits et armés de supports. Ces demandes sont : agir et s’exprimer avec son corps, découvrir le monde et percevoir, sentir, imaginer, créer. L’objectif de ce projet est de proposer une gamme de 4 d’outils pédagogiques, qui sont visiblement «manquants» ou en attente, afin de permettre aux enseignants d’avoir un support à la stimulation des apprentissages présentés.

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EVEIL CORPOREL

2013

bois, tissu, élastiques, feutres, laine, latex, fil de coton, fil de fer, pulls, pantalon, chaine

recherches préalables autour de mon diplôme de DSAA : UN JEU D’ENFANT

Précision, équilibre, plasticité du geste, du mouvement, appropriation de l’espace, compréhension de son corps, découverte sensorielle, mais aussi percevoir l’objet comme stimulateur corporel, sont les points forts de ma réflexion. Je me questionne sur l’appréhension de soi même et du corps d’autrui, et plus particulièrement chez l’enfant. Ici, je propose des éléments de réponse quand au corps de l’enfant. Il est mis en avant puisqu’il est l’interface d’apprentissage du monde sensible dans lequel évolue l’écolier mais aussi le moteur de son développement. Il est important de prendre en compte la portée que l’apprivoisement de son propre corps et des sensations qui le sollicitent peuvent avoir sur l’apprentissage des autres données que sont la langue et l’écrit.

Copyright Camille Ancelin